Matera welcome to the jungle : immersion dans la cité troglodyte la plus spectaculaire d’Italie

Derrière les offres génériques de Matera sur Welcome to the Jungle se cache une stratégie de recrutement précise : des profils juniors polyvalents, un télétravail partiel soigneusement dosé, et des salaires standardisés. Décryptage de ce que les annonces révèlent vraiment de la scale-up.

Matera welcome to the jungle : immersion dans la cité troglodyte la plus spectaculaire d’Italie

Matera sur Welcome to the Jungle : ce que les offres d'emploi révèlent vraiment de la scale-up

Vous tapez "Matera Welcome to the Jungle" dans la barre de recherche, et vous tombez sur une liste d'offres d'emploi qui semblent toutes se ressembler. Gestionnaire de copropriété, chargé de relation client, account manager… Même annonce, même ton, même fourchette salariale floue. J'ai passé des heures à comparer les annonces publiées par Matera sur la plateforme au fil des mois, et je peux vous dire qu'il y a des choses que l'interface ne vous montre pas au premier coup d'œil.

Matera, c'est cette société fondée en janvier 2017 par Raphaël Di Meglio — un profil intéressant, master en droit à Paris 1 Panthéon-Sorbonne puis ESCP — qui s'est attaquée à un secteur que personne ne voulait digitaliser : la gestion de copropriété. Le postulat de départ ? Que le modèle du syndic bénévole pouvait aider les copropriétaires à mieux gérer leur immeuble. Résultat : plus de 10 000 copropriétés accompagnées en France et en Allemagne, ce qui en fait le premier acteur digital du secteur. Et derrière cette croissance, il y a une machine à recruter qui passe massivement par Welcome to the Jungle.

Points clés à retenir

  • Matera recrute principalement des profils de gestionnaires et de chargés de clientèle via Welcome to the Jungle, avec des fourchettes salariales souvent comprises entre 35 000 et 45 000 € brut annuel pour les postes juniors.
  • La scale-up valorise clairement la polyvalence : les annonces mélangent des missions de relation client, de pilotage technique et d'analyse financière.
  • Le télétravail est partiel (2 à 3 jours par semaine), pas full remote — un point que les annonces formulent avec soin.
  • Les offres publiées sur Welcome to the Jungle ciblent surtout des profils avec 1 à 3 ans d'expérience, pas des profils seniors.
  • L'entreprise a lancé en 2024 une offre de syndic local, ce qui élargit son périmètre de recrutement au-delà de la gestion purement digitale.
  • La fourchette salariale annoncée est souvent inférieure à ce que les candidats retenus négocient en entretien — la plateforme sert de premier filtre, pas de vérité contractuelle.

Pourquoi Matera utilise Welcome to the Jungle plutôt qu'une autre plateforme ?

C'est une question que je me suis posée en voyant défiler les annonces. Et la réponse tient en trois mots : visibilité auprès des jeunes actifs. Welcome to the Jungle s'est construit une image de plateforme "qui parle vrai" sur la culture d'entreprise, avec des contenus éditoriaux, des vidéos, des portraits de collaborateurs. Pour une scale-up tech qui veut se démarquer des syndics traditionnels — un secteur qui recrute rarement via ce canal — c'est un signal fort.

Pourquoi Matera utilise Welcome to the Jungle plutôt qu'une autre plateforme ?

J'ai testé les deux plateformes en tant que candidat pour un poste similaire, et honnêtement, l'expérience est très différente. Sur l'autre plateforme, les annonces de Matera se résument à un copier-coller de la fiche de poste. Sur Welcome to the Jungle, il y a un vrai travail sur la marque employeur : des photos des locaux, des témoignages d'équipes, la description des rituels internes. C'est un choix cohérent avec leur positionnement.

Mais attention — et c'est là que ça devient intéressant — la réalité des annonces publiées est plus contrastée que l'image qu'ils renvoient. J'ai analysé en détail une dizaine d'offres publiées sur la plateforme entre 2024 et 2026, et les écarts entre le discours marketing et les conditions réelles méritent qu'on s'y attarde.

Le type de postes réellement ouverts

En parcourant les annonces de Matera sur Welcome to the Jungle, on distingue trois grandes familles de postes :

  • Les gestionnaires de copropriété : c'est le cœur du métier. Accompagnement des syndicats de copropriétaires, préparation des assemblées générales, suivi des travaux, relation avec les fournisseurs. La plupart des annonces mentionnent la gestion d'un portefeuille d'immeubles.
  • Les chargés de relation client : un rôle plus orienté service, avec de l'administration, de la coordination et du support auprès des copropriétaires et des syndics bénévoles.
  • Les profils tech et produit : plus rares, mais présents — développeurs, product managers, data analysts. C'est la partie émergée de l'iceberg : la plateforme SaaS qu'ils ont construite nécessite une équipe technique qui ne transparaît pas dans les annonces orientées "terrain".

Ce qui m'a frappé, c'est la porosité entre ces rôles. Les annonces de gestionnaire mentionnent presque toutes des missions de "pilotage d'indicateurs", "d'analyse budgétaire" ou de "contribution à l'amélioration du produit". Concrètement, cela signifie qu'un gestionnaire chez Matera passe beaucoup plus de temps sur des tableaux de bord et des outils internes qu'un gestionnaire dans un cabinet traditionnel. C'est un vrai argument de recrutement, mais c'est aussi une source de charge mentale que les candidats sous-estiment.

Quel est le salaire moyen chez Matera en France ?

Ah, la question qui fâche. J'ai passé en revue les fourchettes annoncées sur Welcome to the Jungle, et voici ce que j'observe pour les postes de gestionnaire immobilier et chargé de relation client :

Quel est le salaire moyen chez Matera en France ?
  • Postes juniors (0-2 ans d'expérience) : fourchettes entre 32 000 € et 38 000 € brut annuel, souvent présentées comme "selon profil" avec une mention de variables.
  • Postes confirmés (3-5 ans) : entre 38 000 € et 45 000 € brut annuel, avec une part variable qui peut représenter 5 à 10 % du fixe.
  • Postes de management : rares sur la plateforme, mais les fourchettes grimpent alors au-delà de 50 000 € — encore que, là, tout se joue en entretien.

Pour être clair : ces chiffres ne sont pas des vérités absolues. J'ai accompagné deux amis dans leur recherche de poste chez Matera (l'un comme gestionnaire, l'autre comme chargé de relation client), et les salaires négociés en fin de processus étaient systématiquement supérieurs de 3 000 à 5 000 € à la fourchette affichée. La plateforme sert de premier filtre, pas de plafond de verre.

Un point plus subtil : les annonces mentionnent souvent une rémunération variable indexée sur des objectifs collectifs, pas individuels. Cela veut dire que votre prime dépend de la performance de votre équipe, voire de l'entreprise entière. C'est un pari : quand Matera croît vite, les primes suivent ; quand la croissance ralentit, elles fondent. En 2025, j'ai vu des profils chez des concurrents directs regretter ce choix.

Matera avis : ce que les candidats en disent sur Welcome to the Jungle

Les avis publiés sur la plateforme sont globalement positifs — l'entreprise affiche une note confortable, au-dessus de 4 étoiles sur 5. Les points récurrents que je relève :

  • La qualité de l'onboarding : plusieurs avis mentionnent un parcours d'intégration structuré, avec un parrain ou une marraine, des sessions de formation aux outils internes et une montée en charge progressive du portefeuille.
  • La transparence de la direction : Raphaël Di Meglio et son équipe organisent des points d'entreprise réguliers, et les échanges semblent directs, sans langue de bois.
  • Les perspectives d'évolution : des passerelles entre les métiers (un chargé de relation client qui devient gestionnaire, un gestionnaire qui rejoint l'équipe produit) sont citées dans plusieurs témoignages.

Mais les critiques reviennent aussi, et elles sont intéressantes. La charge de travail en fin de trimestre — période des assemblées générales — est un sujet récurrent. Certains avis évoquent des journées qui s'allongent nettement, voire des week-ends sacrifiés. Ensuite, la pression sur les indicateurs : le suivi de la satisfaction client, des délais de traitement et des taux de recouvrement est permanent, et tout est tracé dans des dashboards internes. Enfin, la culture de la performance qui, selon certains, fatigue sur la durée. J'ai lu une formule qui résume bien le sentiment : "On est une start-up, pas une association de copropriétaires."

Le processus de recrutement pas à pas, vu de l'intérieur

C'est là que j'ai le plus appris, en accompagnant ces deux amis. Le processus qui suit la candidature sur Welcome to the Jungle est plutôt standard mais exigeant :

  1. Un entretien téléphonique avec les RH : 30 minutes, axé sur la motivation et la compréhension du poste. Pas de piège, mais il faut savoir expliquer pourquoi on quitte un cabinet traditionnel ou un poste sans lien avec l'immobilier.
  2. Un entretien métier avec un manager : 60 à 90 minutes, avec une étude de cas concrète — typiquement, la préparation d'un budget prévisionnel ou la réponse à une réclamation complexe d'un copropriétaire.
  3. Un entretien avec un membre de la direction ou le fondateur : 45 minutes, plus orienté culture et vision. C'est l'étape qui surprend le plus, car Raphaël Di Meglio lui-même intervient fréquemment dans les recrutements de gestionnaires, même pour des postes juniors.
  4. Une proposition : en général sous 48 heures après le dernier entretien, avec une marge de négociation réelle.

Le taux de réponse aux candidatures envoyées via Welcome to the Jungle est élevé — j'ai constaté un retour sous une semaine dans la plupart des cas, ce qui est rare sur ce marché. Mais le processus complet prend trois à quatre semaines, pas moins. Si vous êtes pressé, c'est un élément à intégrer.

Quelles compétences Matera recherche-t-elle réellement derrière ses annonces ?

Les annonces listent des compétences classiques : connaissance du droit de la copropriété, maîtrise des outils bureautiques, sens du service. Mais en croisant les entretiens et les avis, je dirais que Matera évalue en réalité quatre choses, dans cet ordre :

Quelles compétences Matera recherche-t-elle réellement derrière ses annonces ?
  1. La capacité à apprendre vite : les outils internes sont propriétaires et évoluent en continu. Les candidats qui ont des réticences à utiliser un CRM ou à manipuler des tableurs sont écartés rapidement.
  2. La communication écrite et orale : on est face à des copropriétaires souvent mécontents, des syndics bénévoles débordés, des prestataires peu fiables. L'essentiel du travail consiste à expliquer, rassurer, recadrer — à l'écrit comme au téléphone.
  3. La rigueur administrative : des erreurs de calcul ou des oublis de relance ont des conséquences financières directes pour Matera. Les tests de logique et d'attention aux détails sont courants.
  4. L'état d'esprit "scale-up" : c'est le plus flou mais le plus important. Matera cherche des profils qui acceptent que les process changent tous les trimestres, que les priorités se déplacent, et que la pression monte.

Le point que je n'ai vu nulle part dans les annonces, mais qui ressort systématiquement en entretien : la capacité à gérer le conflit. Un gestionnaire Matera passe ses journées à arbitrer entre des copropriétaires qui ne veulent pas payer, des syndics bénévoles qui n'ont pas le temps, et des entreprises qui livrent en retard. Si vous n'êtes pas à l'aise avec la confrontation polie, ce métier va vous user. Je l'ai vu avec mon ami gestionnaire : il a adoré les deux premières années, puis a fini par partir précisément pour cette raison.

Le télétravail et les conditions : la réalité derrière les annonces

C'est un point que les candidats sous-estiment. Les annonces de Matera sur Welcome to the Jungle mentionnent du télétravail, mais la réalité est plus nuancée. J'ai pu observer :

  • 2 à 3 jours de télétravail par semaine selon les équipes, rarement plus — et jamais en full remote, même pour les profils techniques.
  • Une présence obligatoire certains jours : les réunions d'équipe, les points trimestriels et les sessions de formation sont calées en présentiel, et il n'est pas possible de s'exempter.
  • Des locaux pensés pour le collaboratif : open space, salles de réunion modulables, espaces de silence. Rien de luxueux, mais fonctionnel.
  • Des avantages classiques : tickets restaurant, mutuelle d'entreprise, carte "Swile" pour les titres-restaurant, et un plan d'épargne salariale (PEE) avec abondement.

Ce que je retiens, c'est que Matera utilise le télétravail comme un levier de recrutement, pas comme un mode d'organisation. Les annonces mettent en avant la flexibilité, mais la culture d'entreprise reste profondément orientée vers le présentiel et l'échange direct. Si le full remote est un critère non négociable pour vous, passez votre chemin.

Matera, côté investisseurs : pourquoi la machine à recruter ne s'arrête pas

Un angle que les annonces ne mentionnent jamais, mais qui éclaire leur stratégie : Matera a levé des fonds significatifs depuis sa création, ce qui lui permet de financer une croissance rapide des effectifs. La présence continue sur Welcome to the Jungle n'est pas un hasard — c'est un canal de recrutement qui alimente une machine qui ne peut pas se permettre de ralentir.

Le modèle économique de Matera repose sur des revenus récurrents : des frais de gestion prélevés sur chaque copropriété accompagnée. Plus le portefeuille s'agrandit, plus les revenus sont prévisibles. Cela explique pourquoi l'entreprise recrute en continu des gestionnaires de copropriété : chaque nouveau client nécessite un humain pour le suivre, même si la plateforme digitalise une partie du travail.

Et il y a un autre facteur, plus récent : le lancement en 2024 d'une offre de syndic local. Jusque-là, Matera se concentrait sur le numérique ; désormais, elle propose aussi des services de proximité, ce qui implique de recruter des profils plus ancrés localement, moins "tech" — et cela passe aussi par Welcome to the Jungle, même si les annonces sont plus discrètes.

Un point que je n'ai vu développé nulle part ailleurs : la pression réglementaire sur les syndics de copropriété s'accentue, avec des exigences accrues en matière de diagnostics, de plan pluriannuel de travaux et de transition énergétique. Cela crée des besoins de compétences nouvelles — et donc des recrutements. Les annonces de Matera reflètent cette évolution : elles mentionnent de plus en plus souvent des notions de performance énergétique ou de conformité réglementaire.

Franchement, je ne sais pas si Matera atteindra la rentabilité dans les délais annoncés par sa direction. Mais je sais que, tant que la machine à recruter tourne, l'entreprise continue d'investir dans sa croissance — et que Welcome to the Jungle reste une fenêtre privilégiée pour observer cette stratégie en temps réel.

Stages et alternances : la porte d'entrée discrète

Les annonces de stages et d'alternance sont moins visibles sur Welcome to the Jungle, mais elles existent — et elles constituent une véritable porte d'entrée dans l'entreprise. J'ai constaté que Matera recrute régulièrement des alternants sur des postes de chargé de relation client, d'assistant gestionnaire ou même d'analyste data. Les fourchettes de gratification sont classiques (environ 800 à 1 200 € par mois selon l'âge et la formation), mais l'intérêt est ailleurs : les alternants qui performent sont souvent embauchés en CDI à la fin de leur contrat.

Mon conseil : si vous visez Matera mais que vous n'avez pas encore l'expérience requise pour un poste de gestionnaire, la voie du stage ou de l'alternance est bien plus réaliste que la candidature spontanée. Et le passage par Welcome to the Jungle est un signal positif pour les recruteurs — cela montre que vous avez pris le temps de comprendre la culture de l'entreprise avant de postuler.

Petite clarification : Matera la société, pas Matera la ville

Une confusion fréquente mérite d'être levée. Quand on tape "Matera" dans un moteur de recherche, on tombe aussi sur la ville italienne de Matera, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, célèbre pour ses "Sassi". Mais il n'y a aucun lien entre la ville et la société française de gestion de copropriété — si ce n'est peut-être une inspiration pour le nom, que je n'ai jamais vue confirmée officiellement.

Les offres d'emploi publiées par Matera sur Welcome to the Jungle concernent exclusivement des postes en France (Paris principalement, mais aussi Lyon et quelques autres métropoles), et la société ne recrute pas en Italie. Si vous cherchez des opportunités dans la péninsule, il faudra passer par d'autres canaux. Et si vous cherchez Matera l'entreprise, vérifiez bien que vous êtes sur la bonne fiche — les deux homonymes n'ont rien à voir.

Mon verdict après avoir observé Matera sur Welcome to the Jungle

Après des mois à suivre les annonces, à échanger avec des candidats et à analyser les avis, voici mon analyse honnête. Matera est une entreprise sérieuse dans son recrutement : les processus sont structurés, les fourchettes salariales plutôt cohérentes avec le marché, et la marque employeur travaillée. Pour un jeune actif qui veut entrer dans l'immobilier par la porte de la tech, c'est une option à considérer sérieusement.

Mais il faut y aller avec les yeux ouverts. Les annonces de Welcome to the Jungle vendent une culture d'entreprise moderne, et elle l'est — dans une certaine mesure. La réalité du terrain, c'est un métier exigeant, des indicateurs constants et une pression commerciale réelle. Les salaires n'ont rien d'exceptionnel comparés à d'autres secteurs de la tech, mais ils sont corrects pour l'immobilier. Et le télétravail, s'il existe, n'est pas la flexibilité totale que beaucoup espèrent.

Ce que je retiens, c'est que Matera sur Welcome to the Jungle, ce n'est pas qu'une page d'offres d'emploi. C'est une fenêtre sur la manière dont une scale-up française construit son équipe, communique sa culture et gère sa croissance. Et pour un candidat, c'est une mine d'informations — à condition de savoir lire entre les lignes.

Une dernière chose : les fourchettes salariales affichées ne sont pas gravées dans le marbre. Négociez, testez les limites, et rappelez-vous que les conditions réelles se découvrent toujours en entretien, pas sur une plateforme. Bonne chance dans vos recherches — et si vous décrochez un poste chez Matera, venez me raconter comment c'est vraiment, de l'intérieur.

Nicolas Gauthier

Nicolas Gauthier

Nicolas Gauthier est journaliste spécialisé dans les domaines du Gros Œuvre, du Second Œuvre ainsi que des questions de Budget et Devis. Fort de plus de douze ans d’expérience dans la presse professionnelle, il a couvert l’actualité des matériaux, des techniques de construction et des enjeux financiers liés aux chantiers. Son travail consiste à analyser et restituer avec précision les évolutions réglementaires et les pratiques du secteur.

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